Hilbi danse sous les bouleaux, les bras ouverts, dans la lumière du soir

Hilbi

Hilbi a pris le temps de vivre la musique avant de placer ses propres chansons au premier plan.

Mozart et Hildegard von Bingen

La musique accompagne son histoire depuis l’enfance. Dans une famille mélomane, elle découvre très tôt Mozart et développe pour son œuvre une fascination qui ne la quittera plus. Quelques années plus tard, son intérêt pour les musiques anciennes la conduit jusqu’à Hildegard von Bingen, compositrice et mystique du XIIe siècle. De son prénom et de son nom naîtra le pseudonyme Hilbi.

Portrait de Hilbi souriante, une branche de lierre dans les cheveux, sur fond sombre

Le violon

Elle commence très jeune l’apprentissage du violon et poursuit sa formation au Conservatoire de Lyon. L’instrument devient peu à peu l’un de ses fils conducteurs ; du répertoire classique aux musiques anciennes, puis aux traditions populaires et aux techniques du fiddle irlandais. Son parcours la conduit également vers d’autres instruments anciens, parmi lesquels le rebec, la vièle à archet ou la viole de gambe.

Hilbi joue du violon, adossée à un bouleau, une couronne de lierre dans les cheveux

L’Allemagne

À dix-huit ans, Hilbi part vivre en Allemagne. Ce séjour prolongé constitue un autre tournant. Elle y découvre plus profondément le rock et commence à écrire ses premières chansons à la guitare. Les univers qui semblaient jusque-là éloignés commencent à se rencontrer : l’énergie des guitares, la mémoire du classique, les sonorités anciennes et la liberté des musiques traditionnelles.

Hilbi portant le masque d’écorce, à demi cachée derrière un tronc de bouleau

Irlande et Écosse

À son retour, Hilbi poursuit ces explorations au sein de différentes formations. Depuis de nombreuses années, elle pratique notamment les répertoires traditionnels irlandais et écossais, en particulier avec Shamrock et Zora-jeanne. Sur scène comme dans son travail personnel, le violon devient alors autant un instrument mélodique qu’un lien entre ses différents territoires musicaux.

Hilbi souriante près d’un bouleau, le bras levé, dans un sous-bois lumineux

Les chansons

Pudique, Hilbi a toujours trouvé dans la composition une manière de dire ce qui se formule plus difficilement autrement. Ses chansons parlent de souvenirs, d’attachement, de disparition, de désir, du temps qui passe ou encore de notre rapport au monde vivant. Des morceaux comme Tourner les pages à l’envers et Ma petite étoile ont marqué son retour à ses compositions personnelles en 2024.

Aujourd’hui, cette écriture prend une nouvelle ampleur. Hilbi travaille un nouveau répertoire dans lequel la nature trouve sa place. Forêts, arbres, racines et paysages y dialoguent avec des préoccupations très contemporaines et avec son propre rapport au vivant.

Le nouveau single Is Crann Darach Mé (I am an oak tree), « Je suis un chêne », en est une première incarnation. À partir d’un poème d’Annette Vaucanson inspiré par les travaux de la scientifique Suzanne Simard sur les relations entre les arbres, Hilbi imagine une chanson énergique où basse profonde, batterie presque tellurique et lignes de violon héritées du fiddle accompagnent une métamorphose. Femme, arbre, racines, forêt et Terre ne font plus qu’un.

Hilbi assise en contre-jour, une couronne de lierre dans les cheveux, traversée par la lumière

Photographies : Ludovic Le Strat. Maquillage : Marie Vanhonnacker.